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Gestion des risques d’investissement dans les Family Offices

La gestion des risques d’investissement est un processus essentiel pour les family offices, garantissant la préservation et la croissance du patrimoine tout en faisant face aux diverses incertitudes du marché. Voici un guide détaillé, étape par étape, adapté aux family offices :

Étape 1 : Établir les objectifs d’investissement et la tolérance au risque

Définir des objectifs

Exprimez clairement les objectifs financiers de la famille, y compris les objectifs de croissance (comme le montant que l’investisseur espère augmenter la valeur de ses investissements au fil du temps), les besoins de revenu (le montant d’argent dont l’investisseur a régulièrement besoin pour couvrir ses dépenses) et exigences de liquidité (l’investisseur doit avoir accès à des liquidités ou à des actifs pouvant être rapidement convertis en liquidités sans perte de valeur significative).

Évaluer la tolérance au risque

Évaluez la tolérance au risque de la famille, en tenant compte de facteurs tels que l’horizon d’investissement (durée totale pendant laquelle un investisseur peut détenir un investissement avant de le vendre), les besoins de préservation du patrimoine (comme la protection des actifs contre la volatilité des marchés, la lutte contre l’inflation en investir dans des actifs comme des actions, de l’immobilier ou des obligations indexées sur l’inflation, structurer des investissements et des plans successoraux de manière fiscalement avantageuse, etc.) et l’impact des pertes potentielles (comme l’érosion du capital, la diminution des rendements des investissements, des flux de trésorerie problèmes, stress et anxiété, etc.).

Étape 2 : Identifier et catégoriser les risques

Risque du marché

Le risque de fluctuation de la valeur de l’investissement en raison des mouvements du marché. Par exemple, pendant la crise financière de 2008, les marchés boursiers mondiaux se sont effondrés, illustrant le risque de marché ou le risque de baisse de valeur des investissements en raison de développements économiques qui affectent l’ensemble du marché. Les investisseurs détenant des portefeuilles diversifiés ont tout de même subi des pertes importantes, car le ralentissement économique a touché presque toutes les classes d’actifs.

Le risque de crédit

Le risque qu’un émetteur d’un titre à revenu fixe fasse défaut. Par exemple, la faillite de Lehman Brothers en 2008 est un excellent exemple de risque de crédit, c’est-à-dire le risque de perte dû à l’incapacité d’un emprunteur à rembourser un prêt ou à respecter ses obligations. obligations contractuelles. Les investisseurs et les contreparties exposées à Lehman Brothers par le biais d’obligations, de prêts ou de produits dérivés ont subi des pertes substantielles lorsque l’entreprise a manqué à ses obligations.

Risque de liquidité

Le risque qu’un actif ne puisse être vendu rapidement sans impacter son prix. Par exemple, le marché du papier commercial a connu un gel en 2008, lorsque de nombreuses entreprises ont soudainement eu du mal à émettre des dettes à court terme pour leurs besoins opérationnels. Ce scénario souligne le risque de liquidité ou le risque qu’une entité ne puisse pas convertir facilement ou rapidement des actifs en liquidités sans perte de valeur significative, affectant à la fois les entreprises et les investisseurs détenant ces instruments.

Risque de concentration

Le risque de surexposition à un seul investissement ou secteur. Par exemple, l’effondrement d’Enron en 2001 démontre le risque de concentration, qui se produit lorsqu’un investisseur ou une institution détient une grande partie de ses avoirs dans un seul investissement, secteur ou classe d’actifs. Les salariés et les investisseurs ayant investi massivement dans les actions Enron via leurs comptes de retraite ont subi d’énormes pertes lorsque l’entreprise a fait faillite, mettant en évidence les dangers d’une concentration excessive sur un seul titre.

Risque opérationnel

Le risque de perte dû à des processus, personnes ou systèmes internes inadéquats ou défaillants. Par exemple, Knight Capital Group, une société de services financiers, a connu un risque opérationnel important en 2012 lorsqu’un dysfonctionnement logiciel a déclenché des millions de transactions involontaires en quelques minutes, entraînant une perte de 440 millions de dollars. Le risque opérationnel fait référence aux pertes résultant de processus, systèmes ou politiques internes défaillants, y compris les défaillances technologiques, les erreurs humaines et la fraude.

Étape 3 : Effectuer une analyse de portefeuille

Revue actuelle du portefeuille

Examiner le portefeuille de placements existant pour évaluer la répartition des actifs, la diversification et l’exposition à divers facteurs de risque.

Analyse du scénario

Utilisez l’analyse de scénarios et les tests de résistance pour comprendre comment différentes conditions de marché pourraient affecter le portefeuille.

Étape 4 : Élaborer une stratégie de gestion des risques

Diversification

Répartissez les investissements sur différentes classes d’actifs, secteurs et zones géographiques pour réduire les risques.

Couverture

Utilisez des instruments financiers, comme les options et les contrats à terme, pour vous protéger contre les mouvements de prix défavorables.

Allocation d’actifs

Répartissez les actifs en fonction de la tolérance au risque et des objectifs de placement de la famille, en ajustant la répartition si nécessaire.

Gestion des liquidités

Maintenir des liquidités suffisantes pour répondre aux besoins à court terme et profiter des opportunités d’investissement sans être obligé de vendre à des moments défavorables.

Étape 5 : Mettre en œuvre des techniques d’atténuation des risques

Rééquilibrage

Ajustez périodiquement le portefeuille pour maintenir l’allocation d’actifs souhaitée, en vendant des actifs surperformants et en achetant des actifs sous-performants pour gérer le risque.

Des investissements de qualité

Concentrez-vous sur les investissements dotés de fondamentaux solides pour gérer le risque de crédit.

Ordres limités

Utilisez des ordres limités et des ordres stop-loss pour gérer le risque de mouvements de prix importants.

Étape 6 : Surveiller et examiner

Contrôle continu

Surveiller régulièrement l’environnement d’investissement, la performance du portefeuille et l’exposition aux risques.

Revue de la performance

Comparez les performances réelles par rapport aux références et aux objectifs, en analysant tout écart.

Ajustements

Apporter des ajustements stratégiques au portefeuille et aux stratégies de gestion des risques en fonction des évaluations des performances et des changements dans la situation financière ou les objectifs de la famille.

Étape 7 : Rapports et communication

Rapports réguliers

Fournir des rapports complets aux parties prenantes familiales, détaillant les performances du portefeuille, l’exposition aux risques et tout changement apporté à la stratégie de gestion des risques.

Communication claire

Maintenez des lignes de communication ouvertes avec les membres de la famille pour vous assurer qu’ils comprennent le processus de gestion des risques et qu’ils sont à l’aise avec le niveau de risque pris.

Étape 8 : Tirer parti de la technologie et de l’expertise

Solutions technologiques

Utilisez un logiciel de gestion des investissements pour l’analyse de portefeuille, l’évaluation des risques et la planification de scénarios.

Consulter des experts

Travailler avec des conseillers en placement, des analystes financiers et des professionnels de la gestion des risques pour éclairer la prise de décision et l’élaboration de stratégies.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce que la gestion des risques d’investissement dans les family offices ?

La gestion des risques d’investissement dans les family offices implique d’identifier, d’évaluer et d’atténuer les risques associés au portefeuille d’investissement de la famille afin de protéger les actifs et d’assurer la préservation et la croissance du patrimoine à long terme. Il englobe une gamme de stratégies visant à équilibrer le risque et le rendement en fonction des objectifs financiers de la famille.

Pourquoi la gestion des risques d’investissement est-elle cruciale pour les family offices ?

C’est vital car les family offices gèrent des actifs substantiels à travers divers véhicules d’investissement. Une gestion efficace des risques garantit que ces investissements correspondent à la tolérance au risque et aux objectifs de la famille, en la protégeant contre la volatilité des marchés, les ralentissements économiques et autres risques financiers qui pourraient avoir un impact sur le patrimoine familial.

À quels types de risques d’investissement les family offices sont-ils confrontés ?

Les family offices sont confrontés à divers risques d’investissement, notamment le risque de marché, le risque de crédit, le risque de liquidité, le risque de concentration et le risque géopolitique. Ces risques peuvent affecter la performance des investissements et la valeur des actifs, ce qui rend la gestion des risques essentielle.

Comment les family offices peuvent-ils identifier les risques d’investissement ?

L’identification des risques d’investissement implique une diligence raisonnable approfondie, une analyse continue du marché et l’utilisation d’outils d’évaluation des risques financiers. Des examens réguliers du portefeuille et le fait de rester informé des tendances économiques mondiales et des événements géopolitiques sont également essentiels pour une identification précoce des risques.

Quelles stratégies sont utilisées pour atténuer les risques d’investissement dans les family offices ?

Les stratégies comprennent la diversification entre les classes d’actifs et les zones géographiques, l’utilisation de techniques de couverture, la définition d’ordres stop-loss, l’utilisation d’instruments dérivés pour se protéger contre les mouvements du marché et le maintien de la liquidité pour répondre aux changements du marché.

Quel rôle joue l’allocation d’actifs dans la gestion du risque d’investissement ?

L’allocation d’actifs est fondamentale pour gérer le risque d’investissement, car elle répartit les investissements entre différentes classes d’actifs (par exemple, actions, obligations, immobilier) et secteurs afin de réduire l’impact de la volatilité dans un domaine donné. Une stratégie de répartition d’actifs bien réfléchie s’aligne sur la tolérance au risque et les objectifs d’investissement de la famille.

À quelle fréquence les family offices doivent-ils revoir leurs stratégies de gestion des risques d’investissement ?

Les family offices doivent revoir régulièrement leurs stratégies de gestion des risques d’investissement, généralement sur une base annuelle ou plus fréquemment pendant les périodes de forte volatilité des marchés ou lorsque les objectifs financiers ou la tolérance au risque de la famille changent.

Les family offices peuvent-ils éliminer complètement le risque d’investissement ?

Non, le risque d’investissement ne peut pas être complètement éliminé, mais grâce à une gestion stratégique des risques, les family offices peuvent réduire considérablement les vulnérabilités et positionner le portefeuille pour une croissance résiliente.

Quel impact les tendances économiques mondiales ont-elles sur la gestion des risques d’investissement ?

Les tendances économiques mondiales, telles que les taux d’inflation, les variations des taux d’intérêt et les conflits géopolitiques, peuvent avoir un impact significatif sur les risques d’investissement. Comprendre ces tendances permet aux family offices d’ajuster leurs stratégies de manière proactive pour atténuer les risques potentiels.

Dans quelle mesure est-il important pour les family offices de rester informés des changements réglementaires ?

Rester informé des changements réglementaires est crucial car ceux-ci peuvent affecter les opportunités d’investissement, les implications fiscales et les exigences de conformité.

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